Valeurs éthiques

J’ai grandi dans une famille au sein de laquelle les adultes se sont efforcés de m’enseigner jour après jour une foultitude de principes fondamentaux dont notamment : l’écoute, le respect, la tolérance, le travail, la persévérance, ou encore l’entraide.

Passionné et fasciné par le monde animal et tout autant par le domaine des relations humaines ; je me suis progressivement formé aux métiers d’animateur professionnel, d’éducateur sportif, de manager, puis naturellement à celui de comportementaliste canin/félin-éducateur canin. Ce dernier propose une relation d’aide à la personne tout en veillant dans le même temps au bien être des espèces canines et félines.

Homme à relever les défis, je pense depuis longtemps que la relation entre les humains et les animaux peut-être améliorée pour devenir plus harmonieuse et complice, dans le plus grand respect de chacun. Animé par ces principes éthiques et au regard d’innombrables constats, je suis séduit par l’idée de transmettre quelques connaissances et techniques qui permettront de changer certaines mentalités et/ou pratiques encore très rustres. En effet, je suis persuadé qu’il appartient modestement à chacun d’entre nous d’écrire l’histoire de demain.

Voici donc quelques unes des valeurs morales très personnelles qui guident mes actions quotidiennes et donnent un sens véritable aux discours tenus ainsi qu’aux attitudes adoptées.

• L’écoute :

Le psychologue Carl Rogers est à l’initiative de travaux au sujet de ce que l’on appelle l’écoute active. La particularité de ce concept réside dans le fait que l’interaction entre l’émetteur et le récepteur s’effectue avec bienveillance et sans jugement mais également avec l’idée de limiter les différents freins à la communication. Ce principe dont la réussite dépend souvent du degré d’implication des parties reconnaît aux protagonistes une certaine et véritable sensibilité personnelle.

Les connaissances éthologiques, des parcours de chacun ou encore la maîtrise du langage canin représentent des facteurs importants pour entrer de façon rationnelle et optimale dans une telle écoute.

• Le respect :

Comme nous le livre si bien le dictionnaire de français Larousse, le respect est un sentiment de considération que l’on peut avoir envers quelqu’un ou pour quelque chose et qui nous pousse à le traiter avec des égards particuliers. Cette description nous invite donc à considérer avec attention et de façon distincte les humains, les animaux mais également le matériel.

Afin de vivre harmonieusement dans une société constituée de plusieurs espèces, de plusieurs cultures, de plusieurs personnalités ; je suis intimement convaincu qu’il est raisonnable de respecter l’adage « ne fait pas à autrui ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse » tout en considérant l’autre pour ce qu’il est réellement. Ainsi il me paraît primordial de tendre vers le respect de l’animal pour ce qu’il est naturellement, et non pour ce que l’Homme souhaiterait qu’il soit, ou pour ce que l’Homme pense qu’il soit.

Mes connaissances en matière d’éthologie canine et féline me donneront la possibilité en qualité de professionnel ; de formuler des conseils en rapport avec ce qu’est l’animal et non seulement ce que souhaite le maître ou ce que je puisse en tant qu’humain imaginer qu’il soit.

Elles me permettront aussi d’être averti quant à la notion d’anthropomorphisme, cette tendance que l’on peut facilement avoir d’attribuer à l’animal ; des sentiments, des émotions, ou encore des idées que peut éprouver ou penser l’être humain.

 Il en va de même pour les relations avec les autres individus (mes relations avec les propriétaires par exemple devront prendre en considération la valeur, la culture, l’expérience, la religion, les besoins, les envies, les craintes de ceux-ci et non uniquement mes propres points de vue et/ou projections).

 C’est en conservant cet esprit que je souhaite devenir un véritable médiateur de la relation entre les humains et leurs animaux et non uniquement accéder à la demande du propriétaire.

• Bienveillance/refus de l’indifférence :

Je refuse de rester indifférent face à la souffrance physique, à la détresse affective ou psychique des animaux comme des personnes.

Plusieurs signaux parfois combinés tels que la douleur physique, les pleurs, l’agressivité, des maladresses,  un repli sur soi, le refus de manger, l’apathie, forment des indicateurs d’un état pouvant aller jusqu’à la dépression et dans les cas les plus grave jusqu’au décès.

En qualité de professionnel je m’engage à rester sensible aux difficultés rencontrées par autrui et à me sentir concerné dans la recherche de solutions pour et avec eux ; avec la conscience que la façon dont les autres peuvent s’épanouir n’est pas le reflet de la manière dont je pourrais l’être moi-même.

Aussi selon les cas, l’observation, le dialogue, les confidences, le questionnement, les plaintes ou encore les demandes légitimeront mes interventions.

• Tolérance/acceptation des différences :

Je crois profondément que la différence est une richesse lorsqu’on sait la regarder comme telle. Pour ma part, nous avons tous à apprendre des uns des autres y compris des animaux.

Dans le cadre des relations et de façon encore plus importante lorsqu’il s’agit d’espèces différentes, le regard que nous portons sur l’autre, sa façon de s’exprimer ou d’agir, est primordial. Il passe selon moi obligatoirement par une phase d’observation voire d’empathie mais aussi d’apprentissage, synonyme de l’intérêt que nous pouvons lui accorder. Ainsi dans notre cas, la connaissance du langage canin permet de traduire avec plus de précision et de justesse ce que l’animal communique.

En prenant l’exemple d’un homme ou d’une femme qui ne parle pas et ne comprend pas la langue française et qui utilise couramment pour communiquer le mandarin, ce dialecte nous étant totalement inconnu. En adoptant une position intéressée et attentive vis-à-vis de cette personne, nous pourrons tout de même parvenir à interpréter correctement certains états d’âme, certaines demandes en lien avec des attitudes ou comportements que nous connaissons. Si nous faisions le choix d’apprendre à parler et comprendre cette langue étrangère, la communication deviendrait davantage facilité.

Ainsi en plus de l’attention portée à l’animal, l’apprentissage et la mise à jour des connaissances au sujet des comportements canins permet d’interpréter au mieux certains ressentis ou besoins, même si nous n’aboyons pas.

Enfin, ce concept d’acceptation des différences doit considérer que chaque individu est unique et donc qu’il n’existe pas de vérité s’appliquant à tous. C’est pourquoi il est essentiel de prendre le temps d’associer le contexte aux analyses.

• Travail/persévérance :

Dans cette étude de la relation qui ne se révèle pas être une science exacte, il sera nécessaire d’effectuer selon chaque cas des recherches, de prendre le temps d’observer, de questionner, de réfléchir tout en conservant à l’esprit que chaque situation est unique.

Certains sujets nécessiteront du temps, de la patience et parfois de l’aide qui ne doivent pas décourager mais au contraire motiver toujours davantage.

Dans l’intérêt de tous et pour parvenir à des relations appréciées de tous les acteurs, je souhaite défendre cette valeur auprès des propriétaires pour qui la tâche sera parfois difficile en considérant les caractères, habitudes, connaissances ou compétences de chacun.

Il m’appartient de toujours réfléchir et de chercher des solutions adaptées en étant attentif à la sécurité des individus et aux priorités.

Les lectures, formations, conférences mais aussi l’expérience des collaborateurs et d’autrui permettront de m’enrichir continuellement tout en participant à développer mes connaissances.

• Honnêteté :

A notre époque, l’attrait d’un quelconque gain financier, glorieux ou affectif incite certaines personnes à usurper, mentir, tricher, ou encore voler. Je désire conserver cette loyauté qui prouve que la parole de l’Homme vaut encore quelque chose et sert à bâtir les relations sur des bases solides telles que la confiance.

La capacité à tenir ses promesses, à savoir dire la vérité dans les moments plus difficiles mais aussi à reconnaître ses limites représente cette valeur.

De cette façon il ne faut surtout pas avoir honte ni même se sentir ridicule lorsqu’on ne sait pas si le cas se présente.

Avec la représentation consciente que tout travail mérite rétribution et que chaque engagement implique une responsabilisation, un éducateur canin n’est avant tout pas présent pour amasser de l’argent.

Certaines figures devenues emblématiques manipulent les mots et leurs clients avec une extrême habilité. Ainsi ils utilisent leur statut à des fins uniquement honorifiques ou commerciales. On peut donner en exemple certains sites internet d’éducateur canin qui vantent des méthodes positives alors que la réalité se révèlent être aux antipodes de ces affirmations.